Le système de santé roumain associe un secteur public financé par les cotisations et un secteur privé fortement développé depuis les années 2000. Les voyageurs européens bénéficient d'une prise en charge grâce à leur carte d'assurance maladie, tandis que les résidents combinent souvent couverture publique et abonnement dans une clinique privée. La sécurité quotidienne pose peu de difficultés, mais deux risques naturels méritent attention.
La Casa Nationala de Asigurari de Sanatate administre l'assurance maladie obligatoire et ouvre l'accès aux soins pour les assurés. Les moyens restent limités, le pays affichant les dépenses de santé par habitant les plus faibles de l'Union européenne, avec 358 euros par personne en 2012. Les paiements directs des patients pèsent environ 21 % de la dépense totale, contre 15 % en moyenne européenne.
La carte européenne d'assurance maladie donne droit aux soins médicalement nécessaires dans les établissements conventionnés, aux mêmes conditions que les assurés locaux. Elle ne couvre ni les soins programmés, ni le rapatriement sanitaire, ce qui justifie une assurance voyage complémentaire.
Le pays comptait déjà 130 hôpitaux et cliniques privés en 2007 et l'offre s'est encore étoffée depuis. Les grands réseaux urbains proposent des consultations rapides, des plateaux techniques modernes et des médecins souvent francophones. Les pharmacies sont nombreuses dans les villes, avec des gardes de nuit, et délivrent sans ordonnance beaucoup de médicaments courants.
Le 112 centralise les appels aux pompiers, à la police et au service mobile d'urgence SMURD. La délinquance violente demeure rare et les grandes villes se parcourent sans crainte, le vol à la tire dans les transports bondés constituant le principal désagrément. L'eau du robinet est traitée aux normes européennes dans les réseaux urbains, même si beaucoup d'habitants préfèrent l'eau en bouteille par goût.
Les Carpates roumaines abritent la plus importante population d'ours bruns d'Europe hors Russie, estimée entre 5 000 et 6 000 individus. Les rencontres se produisent surtout aux abords des villages et sur les routes de montagne, où le nourrissage entretient l'habitude de la présence humaine. Un randonneur limite le risque en restant sur les sentiers fréquentés et en signalant sa présence par le bruit.
Une zone sismique profonde, située sous la courbure des Carpates, produit des séismes intermédiaires entre 80 et 160 kilomètres de profondeur qui se ressentent jusqu'à Bucarest. La secousse du 4 mars 1977, de magnitude 7,5, a fait 1 578 morts en Roumanie, dont 1 424 dans la capitale, et détruit près de 33 000 logements. De nombreux immeubles anciens du centre de Bucarest portent encore une pastille rouge signalant un risque élevé d'effondrement.