La Roumanie appartient à l'Union européenne depuis le 1er janvier 2007 et fait désormais partie de l'espace Schengen. Les formalités d'entrée restent donc très simples pour les ressortissants de France, de Belgique et de Suisse. Quelques règles particulières concernent la santé, les animaux et les séjours prolongés.
Les contrôles ont disparu aux frontières aériennes et maritimes le 31 mars 2024, puis aux frontières terrestres le 1er janvier 2025, après plus de 10 ans d'attente. Un voyageur venu de France, de Belgique ou d'Allemagne ne subit donc plus de contrôle systématique, même si des vérifications ponctuelles demeurent possibles dans les zones frontalières.
Une carte nationale d'identité ou un passeport en cours de validité suffit aux citoyens français et belges. Les Suisses relèvent du même régime grâce aux accords de libre circulation. Aucun visa n'est exigé et la durée du séjour touristique n'est pas limitée. Un mineur voyageant sans ses parents emporte une autorisation de sortie du territoire.
Un passeport canadien permet un séjour touristique de 90 jours par période de 124 jours dans l'espace Schengen, sans visa. Le document doit rester valable 3 mois au-delà de la date de sortie prévue. L'autorisation électronique européenne s'appliquera à ces voyageurs dès son entrée en service.
Cette carte ouvre l'accès aux soins publics roumains dans les mêmes conditions que pour les assurés locaux. Le niveau des établissements varie selon les régions, ce qui justifie une assurance complémentaire couvrant le rapatriement. Les Suisses en bénéficient au titre de l'accord bilatéral.
Un chien, un chat ou un furet voyage muni d'un passeport européen pour animal de compagnie, d'une puce électronique et d'une vaccination antirabique valide. Les chiens réputés dangereux subissent des restrictions et aucune quarantaine ne frappe les animaux en règle.
Les quantités de tabac et d'alcool transportées entre États membres relèvent d'un usage personnel. Tout transport d'espèces égal ou supérieur à 10 000 euros fait l'objet d'une déclaration. L'exportation d'objets anciens ou d'icônes exige une autorisation du ministère de la Culture.
Au-delà de 3 mois, un citoyen européen s'enregistre auprès de l'Inspection générale pour l'immigration, qui délivre un certificat d'enregistrement. Un emploi, des études ou des ressources suffisantes justifient cette démarche, tandis que les ressortissants d'États tiers relèvent d'un permis de séjour.