L'autocar constitue le moyen le plus économique pour rejoindre la Roumanie depuis l'Europe occidentale, au prix d'un trajet très long. Cette solution séduit surtout la diaspora roumaine installée en France, en Belgique et en Italie, ainsi que les voyageurs à petit budget. À l'intérieur du pays, autocars et minibus complètent utilement un réseau ferroviaire lent.
FlixBus exploite des relations régulières entre Paris et Bucarest, avec des arrêts à Strasbourg, Stuttgart, Munich, Vienne et Budapest. Eurolines et plusieurs transporteurs roumains desservent également Lyon, Marseille, Toulouse et Lille. Depuis la Belgique, des départs quotidiens quittent Bruxelles et Anvers vers Timisoara, Sibiu, Brasov et la capitale roumaine.
Le voyage entre Paris et Bucarest demande entre 36 et 42 heures selon les correspondances, avec des arrêts fréquents. Depuis Bruxelles, la durée avoisine 40 heures. Les billets réservés plusieurs semaines à l'avance se négocient souvent entre 60 et 120 euros, contre des sommes bien plus élevées en dernière minute et pendant les fêtes de fin d'année.
Munich, Stuttgart, Nuremberg et Vienne servent de plaques tournantes vers la Roumanie. Un trajet en deux étapes, avec une nuit passée dans l'une de ces villes, allège la fatigue et réduit parfois la facture. Ces plateformes concentrent la majorité des départs vers la Transylvanie et le Banat.
À l'intérieur du pays, les autocars relient toutes les villes moyennes avec une fréquence supérieure à celle des trains. Les minibus appelés maxitaxi assurent les dessertes locales, souvent sans horaire strict, en partant dès que les places sont occupées. Les billets s'achètent auprès du chauffeur ou au guichet de la gare routière.
Bucarest ne dispose pas d'une gare routière unique mais d'une dizaine d'autogari réparties dans la ville. Autogara Militari, à l'ouest, dessert l'Olténie et le Banat. Autogara Obor et Autogara Rahova couvrent la Moldavie roumaine et le sud du pays. Une vérification préalable du point de départ évite bien des mauvaises surprises.