La création d'une entreprise en Roumanie repose sur des formalités électroniques peu coûteuses et sur un choix de formes juridiques proche de celui des autres pays de l'Union européenne. La société à responsabilité limitée concentre la grande majorité des immatriculations.
La societate cu raspundere limitata, abrégée SRL, réunit d'un à 50 associés dont la responsabilité se limite à leurs apports. Le capital social minimal a été ramené à un leu, et la gérance peut être confiée à un ou plusieurs administrateurs, résidents ou non.
La societate pe actiuni, abrégée SA, s'adresse aux projets de plus grande dimension et aux entreprises souhaitant ouvrir leur capital. Elle exige au moins deux actionnaires et un capital minimal de 90 000 lei, ainsi qu'un conseil d'administration et un contrôle des comptes par un auditeur.
La personne physique autorisée, connue sous le sigle PFA, permet à un professionnel d'exercer seul une activité inscrite au registre du commerce, avec une comptabilité allégée mais une responsabilité étendue à son patrimoine. L'intreprindere individuala offre un cadre voisin et autorise l'emploi de salariés.
Le statut de microentreprise constitue une option fiscale ouverte aux sociétés commerciales et non une forme juridique distincte. Il substitue à l'impôt sur le bénéfice une imposition assise sur les recettes, sous condition d'employer au moins un salarié et de rester sous un plafond de chiffre d'affaires abaissé à 100 000 euros à compter de 2026.
Le dossier se dépose auprès de l'Oficiul National al Registrului Comertului, en ligne ou au guichet du département d'implantation. Il comprend les statuts, la preuve du siège social, la réservation du nom et les justificatifs d'identité, les documents étrangers devant être traduits et légalisés.
L'immatriculation à la taxe sur la valeur ajoutée devient obligatoire au-delà de 395 000 lei de chiffre d'affaires annuel, et reste possible sur option en dessous de ce seuil. Une société qui réalise des opérations intracommunautaires doit en outre obtenir un numéro valide dans la base européenne.
Toute société tient une comptabilité en lei selon les normes roumaines et dépose des comptes annuels, les entités dépassant certains seuils relevant d'un audit légal. Le recours à un expert-comptable local se révèle indispensable en pratique, compte tenu de la fréquence des modifications du code fiscal.
L'immatriculation aboutit généralement en quelques jours ouvrables pour des frais officiels modestes. L'ouverture du compte bancaire et l'obtention du numéro de taxe européen allongent souvent le calendrier de plusieurs semaines.