L'économie roumaine repose sur une base industrielle héritée de la période socialiste et largement reconstruite par les investissements étrangers, à laquelle s'ajoutent désormais des services technologiques fortement exportateurs.
L'automobile fournit le premier poste d'exportation du pays. La Roumanie a produit 560 102 voitures en 2024, sorties de l'usine Dacia de Mioveni, propriété du groupe Renault, et du site de Craiova repris par le turc Ford Otosan en 2022. Un tissu dense d'équipementiers, de Bosch à Continental, complète ces deux assembleurs.
Les technologies de l'information et les centres de services partagés forment la deuxième spécialisation exportatrice du pays, autour de Bucarest, Cluj-Napoca, Timisoara et Iasi. La fin des exonérations d'impôt sur le revenu accordées aux informaticiens, effective au 1er janvier 2025, a renchéri le coût du travail dans la filière.
La Roumanie dispose d'une des surfaces agricoles les plus vastes de l'Union et compte parmi les premiers producteurs européens de maïs, de blé et de tournesol. Le secteur ne pèse pourtant qu'environ 3 % de la valeur ajoutée en 2024, sa productivité restant freinée par le morcellement des exploitations.
Le projet Neptun Deep, conduit à parts égales par OMV Petrom et Romgaz, porte sur environ 100 milliards de mètres cubes récupérables pour un investissement estimé à 4 milliards d'euros, avec une mise en production visée en 2027. Cette exploitation doit faire de la Roumanie un exportateur net de gaz.
La centrale de Cernavoda et ses deux réacteurs de technologie canadienne fournissent environ 20 % de l'électricité nationale. Un contrat de 3,2 milliards d'euros signé en novembre 2024 vise l'achèvement des tranches 3 et 4 à l'horizon 2030.
La construction profite des programmes routiers et ferroviaires financés par les fonds européens, notamment les autoroutes de Transylvanie et de Moldavie, tandis que l'activité résidentielle se concentre sur Bucarest, Cluj-Napoca et le littoral.
Le tourisme pèse moins dans le produit intérieur brut que chez plusieurs voisins, malgré les Carpates, les monastères de Bucovine, le delta du Danube et la côte de la mer Noire. La fréquentation étrangère progresse depuis l'entrée complète du pays dans l'espace Schengen, en janvier 2025.
Le port de Constanta, premier de la mer Noire, a traité 92,7 millions de tonnes en 2023 et sert de débouché maritime aux céréales roumaines comme ukrainiennes.