Membre de l'Union européenne depuis 2007, la Roumanie appartient au marché unique, ce qui simplifie considérablement l'accès des exportateurs français. Le pays importe nettement plus qu'il n'exporte et son déficit commercial constitue l'un de ses principaux déséquilibres.
Les exportations roumaines de biens ont atteint environ 100 milliards de dollars en 2024, pour des importations proches de 136 milliards. Plus des deux tiers des échanges s'effectuent avec les autres Etats membres de l'Union, ce qui traduit une intégration profonde dans les chaînes de production européennes.
L'Allemagne absorbe environ 18 % des exportations roumaines, devant l'Italie avec 8,5 % et la France avec 7 %. Du côté des achats, l'Allemagne fournit également près de 18 % des importations, suivie de l'Italie et de la Hongrie. La France se classe ainsi parmi les tout premiers clients et fournisseurs du pays.
Les véhicules et les composants automobiles dominent les ventes à l'étranger, accompagnés des machines électriques, des céréales, des produits chimiques et du textile façonné. Les importations comprennent surtout des biens d'équipement, des pièces destinées à l'assemblage, des produits chimiques et des biens de consommation.
Le solde des biens reste durablement négatif, avec un manque mensuel de l'ordre de trois milliards d'euros au milieu de 2026. Les excédents dégagés par les services, notamment l'informatique et les transports, ne compensent qu'une partie de cet écart, ce qui entretient un déficit courant élevé.
La libre circulation des marchandises dispense les entreprises de l'Union de droits de douane et de déclaration en douane pour leurs livraisons vers la Roumanie. Les obligations se limitent en pratique à la facturation intracommunautaire, au numéro de taxe sur la valeur ajoutée valide dans la base européenne et à la déclaration statistique au-delà des seuils fixés chaque année.
Le port de Constanta, premier de la mer Noire avec 92,7 millions de tonnes traitées en 2023, dessert le pays et l'ensemble du bassin danubien. Les flux routiers venus de France transitent par l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie, avec des délais qui restent sensibles à l'état du réseau autoroutier roumain, encore incomplet vers le nord-est.