Les jours fériés en Roumanie

Le code du travail roumain fixe la liste des jours chômés, qui combinent commémorations nationales et grandes fêtes de l'Église orthodoxe. Le total atteint 17 journées par an, un niveau supérieur à la moyenne de l'Union européenne. Les salariés des secteurs qui ne peuvent pas s'interrompre, notamment la santé et la restauration collective, bénéficient d'une compensation prévue par la loi.

Jours chômés à date fixe

12 journées reviennent chaque année à la même date.

  • Les 1er et 2 janvier ouvrent l'année avec la fête du Nouvel An, célébrée sous le nom de Anul Nou.
  • Le 6 janvier correspond à l'Épiphanie, appelée Bobotează, marquée par la bénédiction des eaux.
  • Le 7 janvier honore saint Jean-Baptiste et fête tous ceux qui portent le prénom Ion.
  • Le 24 janvier commémore l'union des principautés de Moldavie et de Valachie réalisée en 1859.
  • Le 1er mai marque la fête du travail, traditionnellement passée au bord de la mer Noire.
  • Le 1er juin célèbre la journée internationale de l'enfance, devenue jour férié en 2017.
  • Le 15 août réunit les fidèles pour la Dormition de la Mère de Dieu, patronne de la marine roumaine.
  • Le 30 novembre honore saint André, considéré comme l'évangélisateur des terres roumaines.
  • Le 1er décembre constitue la fête nationale, en souvenir de l'assemblée d'Alba Iulia de 1918.
  • Les 25 et 26 décembre couvrent les 2 jours de Noël, appelés Crăciun.

Fêtes mobiles orthodoxes

Cinq journées supplémentaires dépendent de la date de Pâques, calculée selon le comput julien et donc souvent décalée par rapport à la date occidentale. Le Vendredi saint, le dimanche de Pâques et le lundi de Pâques forment un premier bloc de 3 jours, puis la Pentecôte et le lundi de Pentecôte, célébrés sous le nom de Rusalii, tombent 49 et 50 jours après Pâques. En 2026, Pâques orthodoxe se situe le 12 avril, ce qui place la Pentecôte le 31 mai et son lundi le 1er juin, jour déjà férié par ailleurs.

Fêtes populaires non chômées

Plusieurs dates très suivies ne donnent aucun congé légal. Le 1er mars, jour du mărțișor, et le 24 février, consacré à Dragobete, appartiennent à cette catégorie, tout comme les Sânziene du 24 juin. Les fêtes du saint patron de chaque ville, appelées zile ale orașului, ferment en revanche localement certains services municipaux.

Effets pratiques sur les déplacements

Le gouvernement accorde fréquemment des ponts en reliant un jour férié isolé au week-end, avec récupération ultérieure. Les administrations et les banques ferment pendant ces périodes, tandis que les gares et les routes vers la Moldavie et la Transylvanie connaissent une forte affluence. Les commerces alimentaires restent en général ouverts, sauf le jour de Noël et le dimanche de Pâques.